Employee experience : « La crise offre une énorme opportunité de changement »

Ces dernières années, l’employee experience a été un sujet d’actualité dans le monde des RH. « Mais la crise sanitaire est un catalyseur qui va permettre aux entreprises de vraiment créer à présent le bien-être et le bonheur au travail », déclare Kim Hilgert. Avec Tryangle, elle aide les organisations à mettre en place une employee experience durable.

 

Comment garder une longueur d’avance dans la course aux talents ?

« Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve, mais une chose est certaine : la course aux talents est en train de changer. Le marché de l’emploi voit arriver davantage de personnes parmi lesquelles des profils hautement qualifiés. Il va y avoir moins d’embauches : il sera donc plus important que jamais d’attirer les bons talents. Ne pensez donc plus tant en termes de compétences et de diplômes, mais procédez à des recrutements qui vous permettront d’évoluer et de traverser la crise ensemble. »

« Une organisation qui offre une employee experience réussie a des employés engagés. Elle connaît en outre moins d’absentéisme et une rotation du personnel plus faible. Corollaire : la productivité et les résultats sont meilleurs. L’employee experience est devenue un élément indispensable dans la stratégie d’une entreprise », déclare Kim.

 

From hire …

« Le bien-être et le bonheur au travail sont à la base de l’employee experience », explique Kim. « Vous devez vous concentrer sur ces aspects à chaque moment de la carrière d’un collaborateur. Ils doivent constituer un fil conducteur dans la stratégie de votre organisation. Et cela commence dès le recrutement. Ne vous demandez pas seulement si vous attirez des personnes techniquement compétentes, mais également si elles seront heureuses chez vous. »

… to retire

« Une fois que les collaborateurs sont embauchés, le bien-être et le bonheur au travail doivent être pris en compte dans votre gestion des talents : vos collaborateurs ont-ils la possibilité d’exploiter leurs points forts, continuent-ils à se développer… En d’autres termes : pouvez-vous faire en sorte qu’ils soient heureux dans leur travail ? Et même si vous vous séparez d’un collaborateur, cela peut se faire dans une atmosphère positive. Une organisation qui connaît une forte rotation de son personnel et où les gens partent en claquant la porte doit avoir le courage de s’interroger sur sa culture d’entreprise », déclare Kim.


kum hilgert
Démarrer au niveau interne

« Écoutez vos collaborateurs de manière formelle et informelle », recommande Kim. « Demandez-leur un retour d’information sur la politique RH : qu’est-ce qui les rend heureux ? Qu’est-ce qui leur manque ? Comment pouvez-vous rendre leur travail plus facile ou plus agréable ? De quoi ont-ils peur ? Partez de ces retours d’information pour évaluer les points à améliorer. »

De petits pas pour de grands changements

On ne développe pas une employee experience réussie d’un seul trait, explique Kim : « Les petits changements sont faciles à mettre en œuvre et à évaluer. De plus, ils ne nécessitent pas un budget important. Améliorer l’employee experience se fait donc pas à pas. Gardez ce qui est bon, changez ce qui peut être amélioré. Ne cessez jamais de procéder à des évaluations et d’écouter vos collaborateurs. »

 

« Il n’est pas nécessaire de lancer tout de suite de grandes et nouvelles initiatives. Une PME a récemment frappé à notre porte. Ils avaient organisé une fête de Noël annuelle formidable, mais une semaine plus tard, leurs collaborateurs l’avaient déjà oubliée. Nous avons conservé le concept du « Père Noël secret », mais nous avons déplacé la fête vers un centre de réfugiés. Les collaborateurs ont offert des cadeaux aux réfugiés, avant de fêter Noël avec eux. Un événement qu’ils n’oublieront jamais. Un excellent exemple de la manière dont vous pouvez porter une initiative existante à un niveau supérieur, sans frais supplémentaires. »

Les défis en temps de crise

« Je vois vraiment la crise du coronavirus comme un catalyseur pour optimiser l’employee experience », déclare Kim. « Siemens est un bon exemple : depuis la crise sanitaire et la percée du télétravail, le groupe ne travaille plus avec un enregistrement des heures mais avec un système de performance. Ils accordent donc une confiance totale à leur personnel. De nombreuses organisations suivront cet exemple. D’énormes possibilités s’offrent aux employeurs : ils peuvent utiliser cette crise pour mettre en œuvre des changements positifs. »

 

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